Abus sexuels au sein de l’Eglise : la commission d’enquête débute ce vendredi
La Commission d’enquête parlementaire fait suite à l’émotion suscitée par le documentaire « Godvergeten », qui donne la parole aux victimes d’abus dans l’Église. La commission, présidée par Sophie De Wit, a des pouvoirs étendus et examinera les abus au sein et en dehors de l’Église, ainsi que leur traitement judiciaire et leurs conséquences actuelles.
La commission débutera ses travaux par l’audition du prêtre retraité Rik Devillé, fondateur du comité « Droits de l’homme dans l’Église ». Elle donnera également une place centrale aux victimes en lançant un appel à témoignages. Un deuxième axe portera sur « l’enquête sur l’enquête », examinant d’éventuels dysfonctionnements dans l’Opération Calice de 2010. Le Conseil supérieur de la Justice rendra compte de ses constatations.
Dans cet article, je souligne l’importance de la participation de toutes les parties démocratiques et de la commission à treize membres pour une efficacité accrue. La commission travaillera jusqu’au 31 mars, mais reste ouverte à poursuivre après les élections si nécessaire. Ce travail parlementaire ne devrait pas entraver le volet judiciaire, avec un magistrat de liaison désigné. Je note que l’émotion publique est plus forte en Flandre après la diffusion du documentaire, mais je souhaite donner une place aux victimes francophones et néerlandophones. De plus, elle ne se limitera pas aux abus au sein de l’Église catholique, élargissant le sujet aux abus sexuels en général.