Il y a tout juste un an, j’entamais mes fonctions de Ministre fédéral de l’Energie avec une ambition claire : bâtir une politique énergétique capable de protéger les citoyens, d’accompagner notre économie et d’anticiper l’avenir.
Aujourd’hui, l’énergie est au cœur de notre quotidien. Elle conditionne notre autonomie stratégique et notre sécurité d’approvisionnement. Face à ces enjeux, il a fallu passer d’une logique d’hésitation à une logique d’action.
Au cours de cette première année, nous avons posé les bases d’un système énergétique plus solide et plus cohérent.
Remettre le citoyen au centre du système énergétique
La transition énergétique réussira seulement si elle est comprise et accessible à tous. C’est pourquoi nous avons commencé par agir sur un élément concret et immédiat : la facture d’énergie.
Nous avons mis en œuvre un travail de simplification et de lisibilité des factures d’énergie. L’objectif est limpide : permettre à chacun de comprendre ce qu’il paie, pourquoi il paie et comment il peut agir sur sa consommation. La transparence est un levier essentiel pour renforcer la confiance et redonner aux consommateurs une réelle maîtrise de leur énergie.
Faire de l’énergie un moteur économique
Dans le contexte d’une concurrence internationale renforcée, l’assurance d’une énergie abondante et accessible est désormais une condition nécessaire pour asseoir notre industrie. L’instauration d’une ‘norme énergétique’ a justement pour objectif de sécuriser notre compétitivité industrielle. Cette démarche se place dans une perspective plus large, portée par notre stratégie interfédérale MAKE 2025-2030.
Cette feuille de route ambitieuse affirme ainsi que notre transition énergétique doit devenir un moteur d’innovation, d’investissement, et de prospérité.
Relancer le nucléaire
La prolongation des réacteurs de Tihange 3 et Doel 4 pour dix ans est une décision qui s’inscrit parfaitement dans cette logique. En effet, cela nous permet de conserver une offre d’électricité stable, compétitive, et décarbonée.
Cette décision s’accompagne d’une réforme majeure avec l’adoption de la loi Bihet. Cette dernière supprime les obstacles juridiques qui entravaient la mise en place de nouvelles capacités nucléaires.
Construire des alliances pour renforcer notre sécurité énergétique
Les défis énergétiques dépassent le niveau national. Nous devons donc travailler davantage en synergie avec nos partenaires européens.
Sur ce point, la Belgique a rejoint l’Alliance du nucléaire sous mon impulsion. Nous avons voulu affirmer notre volonté de participer pleinement à la décision qui façonnera le futur de l’énergie en Europe. Dans la même dynamique, nous avons signé un partenariat renforcé avec la France pour consolider notre expertise nucléaire.
Par ailleurs, le renforcement de la coopération transfrontalière marque une étape importante dans le développement coordonné de l’énergie en mer du Nord. Cette coopération régionale devrait ouvrir la voie à une meilleure exploitation de notre potentiel éolien offshore.
Dans cette dynamique, le projet d’île énergétique en mer du Nord a été revu en profondeur pour réduire les coûts. Nous avons évité des dépenses de plus de 3 milliards d’euros, tout en conservant la volonté de développer l’éolien offshore, qui est un élément essentiel de notre transition énergétique.
Et maintenant ?
Cette première année a permis de poser des fondations solides. La transformation de notre système énergétique est un chantier de long terme, qui exige constance et détermination.
Les défis restent nombreux, mais les opportunités le sont tout autant. Et une chose est certaine : nous poursuivrons ce travail avec la même volonté d’agir vite, fort et dans l’intérêt des ménages et des entreprises.

