Le fédéral pourrait payer la nouvelle caserne et les heures sup’ des pompiers
Face aux défis auxquels sont confrontées la Wallonie et ses communes sinistrées par les inondations, se pose la question de la manière dont le gouvernement fédéral pourrait apporter une aide concrète. Bien que des prêts aient été évoqués, ils ne sont pas considérés comme une solution idéale.
L’un des défis majeurs est le financement des zones de secours, en particulier pour les pompiers. D’ici à 2024, la Wallonie prévoit que les provinces assument une part significative de ce financement, ce qui représente une somme considérable. La Province de Liège a déjà annoncé un plan de réformes drastiques, notamment la suppression de centaines de postes et la vente de bâtiments emblématiques, ainsi qu’une rationalisation des services.
Une question qui se pose est la recherche de synergies entre les différentes zones de la province, au nombre de cinq en région liégeoise, avec une sixième pour la Communauté germanophone. La création d’une zone provinciale unique est envisagée pour simplifier la gestion et le financement, notamment parce que la Province de Liège est le principal bailleur de fonds.
Les conséquences des inondations ont également amplifié la pression financière, avec des casernes endommagées à Theux, Limbourg et Pepinster, ainsi que la mobilisation intensive des pompiers. En outre, certaines casernes, comme celle de l’IILE, sont confrontées à des problèmes structurels, comme la présence d’amiante.
Dans ce contexte, en tant qu’administrateur à l’IILE, j’ai émis l’idée que le Gouvernement fédéral prenne en charge directement les heures supplémentaires des pompiers et finance la construction ou la rénovation des casernes. Cette mesure serait considérée comme une véritable aide, contrairement à un simple prêt accordé par le fédéral à la Wallonie.
Il est impératif que le Gouvernement fédéral contribue financièrement aux zones de secours pour faire face aux défis actuels et futurs, tout en garantissant la sécurité de tous.