Un ex-terroriste est coach de foot: la loi ne l’autorisera plus
Tout le monde convient de l’importance de réintégrer les détenus dans la société, mais il est évident qu’il faut le faire de manière réfléchie. Par exemple, il est inapproprié de permettre à des délinquants sexuels de côtoyer des enfants. En janvier, nous avons été choqués d’apprendre qu’un ancien membre de la cellule djihadiste de Verviers était devenu entraîneur de football pour des jeunes, dans le cadre d’un programme de réinsertion.
Stéphanie Cortisse et moi-même, en tant que députés MR, avons réagi à cette situation. Nous trouvions cela choquant et inacceptable. Comment une personne dont on ne sait rien de sa déradicalisation, notamment en prison, peut-elle enseigner à des jeunes ? Nous avons souligné la nécessité d’élargir l’interdiction qui empêche déjà les délinquants sexuels de se retrouver avec des jeunes, car ce public est souvent plus facilement influençable.
Nous avons interpellé Valérie Glatigny, responsable des Maisons de justice et des Sports à la Fédération Wallonie-Bruxelles, ainsi que Vincent Van Quickenborne, ministre fédéral de la Justice. Heureusement, le Ministre a pris des mesures pour résoudre ce problème. Il a annoncé que les détenus condamnés pour des actes de terrorisme ne pourront plus participer à ce programme de réinsertion. Il reconnaît également que des discussions sont en cours pour clarifier les autres profils de détenus qui peuvent bénéficier de ce programme.
Nous sommes soulagés par cette décision. Le Ministre a clairement pris les mesures nécessaires pour empêcher les terroristes de participer à ce programme. Les personnes reconnues coupables de terrorisme peuvent chercher à se réintégrer, mais pas dans ce secteur, selon nous. Il y a de nombreux emplois en pénurie où ces personnes pourraient être réinsérées.
Il est important de rappeler que le groupe auquel appartenait le terroriste en question avait un projet d’attentat. Les deux autres membres de la cellule sont décédés lors d’une opération de la police en janvier 2015. Des armes à feu, des matériaux pour fabriquer des explosifs et des uniformes de police ont été découverts. L’attentat était apparemment imminent en Belgique.