Nous devons avoir une vision à long terme en matière d’énergie

Face aux défis de la transition écologique et aux risques de nouvelles crises, il est clair pour moi que le nucléaire est une composante essentielle de notre mix énergétique. Nous devons électrifier massivement nos usages – voitures électriques, pompes à chaleur, industries – pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Cependant, cette transition ne sera possible que si l’électricité reste abondante, abordable et bas carbone.

Prenons un exemple simple : si l’on demande aux citoyens de passer à des voitures électriques, mais que le prix de l’électricité explose, cela n’aura aucun sens. Le nucléaire permet de stabiliser les prix tout en garantissant une production suffisante. C’est une solution indispensable pour accompagner ce changement de société.

Je suis également convaincu qu’il serait une erreur de démanteler nos réacteurs nucléaires existants. La directrice de l’AFCN elle-même l’a récemment rappelé : il faut plutôt envisager des prolongations décennales avec des contrôles rigoureux pour garantir leur sécurité. C’est pour cela que je soutiens des propositions de loi visant à préserver nos infrastructures critiques et à repenser le calendrier de sortie du nucléaire. En parallèle, il est nécessaire de se tourner vers les technologies de demain, comme les petits réacteurs modulaires, qui représentent une opportunité unique pour garantir notre indépendance énergétique.

Contrairement à ce que certains affirment, il ne s’agit pas de choisir entre le nucléaire et les énergies renouvelables. Nous avons besoin des deux. Les parcs éoliens en mer du Nord sont indispensables, mais ils ne suffisent pas à répondre à la demande croissante, notamment lors des pics de consommation. Le nucléaire est le seul moyen de garantir une stabilité du réseau tout en réduisant nos émissions de gaz à effet de serre.

Enfin, il faut comprendre que la question énergétique dépasse le cadre technique. Elle touche directement à notre économie et à notre indépendance. La SNCB, par exemple, est le premier consommateur d’électricité du pays. Sans nucléaire, nos transports publics seraient à l’arrêt. De même, les entreprises ne viendront pas investir en Belgique si nous ne sommes pas capables de leur fournir une énergie fiable et compétitive.

C’est pourquoi je m’engage à défendre une vision à long terme pour notre pays. Je crois qu’en tant que responsables politiques, nous devons faire preuve de pragmatisme et d’ambition, même si ces décisions sont parfois difficiles. Le nucléaire, associé aux renouvelables, est la clé pour construire un avenir énergétique durable, préserver notre compétitivité et réussir la transition écologique. Ce sont des choix pour les générations futures, et nous devons les poser dès maintenant. Cela restera mon combat au Parlement fédéral!

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